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"Aargauer Kurier", le 10.10.1996

'Aargauer Kurier', le 10.10.1996

"Il n’y a rien qui soit incurable"

La guérison par voie spirituelle; cela relève-t-il de l’esprit de secte, d’un simple effet de placebo ou alors, est-ce le chemin pour la médecine de demain? Plus de 3000 guérisons médicalement prouvées, rien que dans le Cercle des Amis de Bruno Groening, parlent d’elles-mêmes.

"Venez, c’est par là!"

C’est d’un pas léger et d’un rythme méritant l’admiration que Dorli Meier, 61 ans, de Ruppersvil, monte l’escalier qui mène à son appartement. Cela n’a pas toujours été le cas. A vrai dire, ce n’est ainsi que depuis la mi-août. Auparavant cet escalier représentait pour elle un obstacle douloureux et quasi insurmontable. C’est une histoire émouvante que Dorli Meier nous raconte là, assise à sa table de cuisine. Depuis 1966 cette ancienne puéricultrice souffrait de fortes douleurs du pied gauche. Une excroissance osseuse, sans cesse à l'état inflammatoire, de la corne et une sorte de compression du pied lui procuraient d’énormes douleurs à chaque pas. Depuis 25 ans une sciatique intermittente l’accablait, parfois plusieurs semaines durant. "J'ai pensé que si cela continue ainsi, je marcherai bientôt avec des cannes". Parfois elle ne savait plus comment s’asseoir ou se coucher. Depuis plus de 6 ans cette habitante de Ruppersvil était atteinte d’une angine de poitrine. Jusqu’à 3 fois par jour elle ressentait de fortes et inquiétantes douleurs à hauteur du cœur. "Je prenais des médicaments et j'étais très bien suivie par mon médecin traitant" raconte-t-elle.

"Une sensation magnifique!"

Un matin, mi-août 1996, Dorli Meier se réveilla, sans douleurs. "Je ne comprenais plus rien. C’était une sensation magnifique, grandiose, indescriptible". Dorli Meier cherche les mots justes. Doucement elle dit : "Tout était purement et simplement parti, après toutes ces années". Depuis ce temps toutes ses affections ont disparu.

Que s’était-il passé ? Eva, la fille de Dorli Meier , avait eu connaissance, fin juin, de l’enseignement de Bruno Groening et avait capté quotidiennement le courant guérisseur pour sa mère. C’était une guérison spirituelle à distance qui d’un jour à l’autre apporta la santé à sa mère. Comme sa fille, Dorli Meier rejoignit le Cercle des Amis de Bruno Groening. Lorsqu’on a pu vivre une expérience aussi magnifique, on veut en savoir davantage dit-elle en ajoutant: "Le Cercle des Amis n’est pas une secte, sinon jamais je ne me serais laissée enrôler là-dedans! Plutôt revivre avec mes douleurs!"

Guérison spontanée

Eva, la fille de Dorli Meier, 26 ans d’Unterenfelden, s’était rendue le 26 juin 1996 à un exposé sur l’enseignement de Bruno Groening. Déjà durant cet exposé elle avait ressenti un fourmillement dans tout le corps. "J’ai compris tout de suite, qu’il se passait quelque chose" raconte-t-elle. Le lendemain elle était spontanément guérie d’une mycose particulièrement désagréable du bas-ventre, dont elle n’avait jamais pu se débarrasser à l’aide des médicaments depuis l’âge de 16 ans.

C. Bardecki, 83 ans, originaire d’Argovie. Elle vit à St Gall, fut guérie d’arthrose aux deux genoux ainsi que d’une grande sensibilité aux changements du temps; elle est aujourd’hui pleine de vigueur et de joie de vivre.

A. Casutt, de la région des Grisons, souffrait d’angine de poitrine, avait un taux de cholesterol élevé, des difficultés respiratoires et des douleurs à l’estomac. En espace de 4 mois il fut soulagé de tous sess maux.

Dans l’air du temps

Il ne fait aucun doute, qu’il existe actuellement une réelle tendance à rechercher la guérison par voie spirituelle. Les journées PSY de bâle étaient entièrement consacrées à ce sujet. Mais qu’est-ce donc que la guérison par voie spirituelle? D’emblée nous affirmons: même si cela est gênant et démodé, lorsque l’on aborde le sujet il est inévitablement fait allusion à Dieu ou à une force cosmique charitable. Le médecin Matthias Kamp, spécialiste de la guérison spirituelle explique: ”Il existe une énergie qui provoque et stimule toute guérison. La guérison spirituelle dans sa forme la plus pure est un renouement actif avec Dieu, la force qui nous a créés. Toute guérison surgit de cette union.”

Effet placebo?

Mais, se demandera l’homme à l’esprit critique, toutes ces guérisons ne sont-elles pas simplement le fruit de l’imagination ou alors l’effet d’une influence extérieure? Ce genre de supposition est démenti par des faits, très réels, comme le rétablissement des animaux et des plantes que l'on peut également constater ainsi que la guérison de nourrissons dont la conscience n'est qu'au stade du développement.

De nombreux guérisseurs et guérisseuses spirituels mettent aujourd'hui leurs capacités particulières au service de leurs prochains. Sans chercher à minimiser l'action de ces hommes et femmes, cet article se borne à présenter l'un des plus grands guérisseurs spirituels, à son époque très contesté, l'Allemand Bruno Groening.

Il y a plusieurs raisons à cela:

  • Avec 30.000 Amis (comme ils se nomment), les membres du "Cercle des Amis de Bruno Groening" forment, et de loin, le plus grand rassemblement pour la guérison spirituelle en Europe.
  • Aucune guérisseur spirituel n'a, avant et après Bruno Groening, attiré autant de monde, jusqu'à 30.000 personnes à la fois.
  • A côté de Lourdes, le Cercle des Amis est le seul à avoir créé un Groupe médico-scientifique spécialisé composé de 1700 médecins et professionnels de la santé (en 1996). Ils recensent et vérifient les rapports de guérisons.
  • C'est ainsi que depuis 1988 plus de 3'000 aides et guérisons ont été systématiquement prouvées et enregistrées. Ceci, malgré que Bruno Groening soit décédé depuis 1959.
  • Les guérisons sont gratuites indépendamment des lieux et des personnes.

Qui était Bruno Groening?

Rares sont les personnes dont le nom profoqua dans les années 50 autant d'émoi que celui de Bruno Groening. Jamais un guérisseur spirituel n'avait attiré une telle foule. Partout l'on parlait de cet homme qui, instantanément, faisait disparaître des maladies incurables. Bruno Groening parlait aux gens de Dieu. Des témoins oculaires de l'époque parlèrent de scènes bibliques : les douleurs cessaient, des paralytiques se levaient de leurs fauteuils roulants.

Avant tout les médecins, avec lesquels Groening aurait tant aimé collaborer, condamnaient cet homme simple, qui n’a pas fait d’études, pour qui le mot incurable n’existait pas, et qui n’exigeait jamais d’honoraires des personnes guéries. Son oeuvre fut sérieusement limitée, de par l’interdiction légale qui a été prononcée à son encontre. Selon sa propre prédiction, il décéda en 1959, car il brûlait intérieurement par le trop plein de force curative, qu’il ne pouvait plus transmettre.

Le libre-arbitre est inviolable

Bruno Groening encourageait les personnes malades à prendre en charge elles-mêmes le processus de leur guérison. Selon sa conviction, l’homme se trouve dans le champ d’influence de deux sources de force, l’une détruisant de façon négative, l’autre construisant de manière positive. L’orientation spirituelle détermine le type d’énergie auquel on s’ouvre. Alors que les pensées négatives raccordent toujours l’homme à un potentiel négatif, qui lui ôte ses forces et donc l’expose à la maladie, les forces positives le relient à la bonne source de force divine de laquelle jaillit une énergie curative qui donne des forces.

L’enseignement de Bruno Groening exige de la personne une autre façon de penser, à l’encontre de la tendance à accepter plutôt le processus de la maladie avec peur et ainsi s’accrocher encore plus au mal, dont, en principe on voudrait se défaire.

Selon Bruno Groening, le pas le plus décisif vers la guérison consiste en le fait de se séparer mentalement de la maladie. Ainsi, l’arrivée du flux de forces guérissantes devient possible. Quand les hommes captent la force curative, ils ressentent souvent un picotement chaud et agréable. Des réactions au niveau du corps physique ne sont pas à exclure, comme de nombreuses personnes guéries en témoignent. Bruno Groening appelait cette crise "régulation". Comme en homéopathie, une première aggravation apparaît avant l’amélioration.

Pour Bruno Groening respecter le libre arbitre de l’homme est la loi suprême. Il refusait la suggestion et l’hypnose comme une intrusion dans ce legs le plus précieux. Il ne demandait pas qu’on le croie. Au contraire, il disait: "Vous ne devez pas me croire, mais n’avez-vous pas le devoir de vérifier si ce que je dis est la vérité?"

Ouverture des mains et du coeur

Les voilà assis de façon détendue, les mains reposant sur les cuisses; réunion de communauté dans le Cercle des Amis de Bruno Groening. Dans une atmosphère calme et paisible, ils se sont réunis, pour capter ensemble la force curative. Car après le décès de Bruno Groening, les guérisons se sont encore produites, de façon étonnante. Ainsi s’est formé avec le temps un réseau libre de communautés indépendantes, où les personnes guéries, des personnes cherchant de l’aide ou simplement intéressées, se rencontrent sporadiquement; actuellement elles sont plus de 30 000.

"Nous ne sommes pas une secte, nous ne sommes même pas une société", explique un des participants. "Chacun peut venir et partir comme il l’entend. Moi-même ne suis plus venu depuis longtemps à une réunion de communauté. La mise en réception est possible chez soi au calme."

Jamais il n’y aura ici ni thérapie, ni diagnostic. Promettre une guérison ou encore déconseiller un traitement médical, cela a toujpurs été proscrit avec insistance. Selon l’enseignement de Bruno Groening, le libre arbitre de la personne est pour les "amis" la règle principale. Et: tout est gratuit.

" Rien à voir avec le mysticisme "

La guérison spirituelle: regard d’un médecin classique au-delà des limites. Interview de Matthias Kamp, médecin et dirigeant du Groupe médico-scientifique spécialisé du Cercle des Amis de Bruno Groening.

Matthias Kamp

Né en 1962, il travaille comme médecin dans une clinique de Hambourg. Déjà pendant ses études de médecine il s’était intéressé aux méthodes de guérison alternatives. C’est en 1984 qu’il fit connaissance du Cercle des Amis de Bruno Groening. En 1986, avec des collègues, il forma un Groupe de Médecins chargé d’apporter la confirmation médicale des guérisons relatées dans le Cercle des Amis de Groening. En 1992 il créa le Groupe médico-scientifique spécialisé auquel adhèrent 1700 médecins et autres professionnels de la Santé en Europe. Matthias Kamp est l’auteur du livre, paru en 1993, Bruno Groening - Revolution in der Medizin (Bruno Groening - Révoluton dans la médecine) dans lequel non seulement il décrit un guérisseur à la personnalité et aux capacités exceptionnelles mais postule également la validité et la grande signification pour notre régime sanitaire actuel des moyens de guérison spirituelle.

AARGAUER KURIER:

Qu’est-ce que la maladie, et d’où vient-elle?

MATTHIAS KAMP: Puisque nous savons que la guérison par voie spirituelle est possible, il va de soi qu’il faut rechercher l’origine de la maladie également dans le domaine de l’esprit et du psychisme. La médecine conventionnelle a, en psycho-neuro-immunologie prouvé l’interférence entre les sentiments, les pensées et le système immunitaire. On sait depuis longtemps que les pensées constituent une force. Pour cette raison je considère qu’il est irresponsable d’annoncer à un patient un diagnostic du genre incurable ou encore vous n’avez plus que 6 mois à vivre.

Pourquoi en votre qualité de médecin êtes-vous préoccupé par la guérison spirituelle?

Je travaille dans le service d’urgence d’un hôpital et peux y apprécier les possibilité de la médecine conventionnelle. D’une manière réaliste, j’en reconnais également les limites, surtout en ce qui concerne les maladies chroniques. Je vois des souffrances sans fin. Il est de mon devoir de médecin, dans l’intérêt du patient, d’outrepasser les limites de la médecine classique.

Cependant la guérison spirituelle est très difficile à assimiler pour une personne à la pensée rationnelle.

La guérison est ce qu’il y a de plus naturel et n’a rien à voir avec l’occultisme ou le mysticisme. La guérison spirituelle se produit par le lien conscient de l’homme avec la force qui l’a créé. Bruno Groening disait: "La force divine aide et guérit". Ce n’est pas l’homme qui guérit, mais la force supérieure que celui qui recherche la guérison peut capter en lui. C’est comme une plante qui dans une cave reçoit de l’eau et de l’engrais mais brunit et dépérit. Mettez cette chose flétrie et misérable au soleil, le miracle aura lieu et elle reverdira.

Est-ce qu’un jour les médecins et thérapeutes seront superflus?

En aucun cas. Cela ne signifie pas que tous les médicaments doivent être mis de côté et que les opérations n’auront plus lieu. Les formes de thérapie de la médecine classique ne sont pas contradictoires avec la guérison spirituelle. L’objectif est de collaborer, afin de ramener l’humain aux sources de la force émanant de l’esprit et de l’âme.

Outre Bruno Groening, il existe d’autres guérisseurs. Pourquoi son enseignement vous intéresse-t-il particulièrement?

Le point qui m’a surtout plu, c’est l’indépendance vis-à-vis de qui que ce soit. Je peux capter moi-même cette force de guérison en me mettant en réception , et il ne me faut pas aller voir un guérisseur.

Et, qui plus est, je n’ai rien à débourser pour l’aide reçue. Personne, dans le Cercle des Amis de Bruno Groening, ne doit payer quoi que ce soit. La guérison redevient, par cet enseignement, ce qu’elle a toujours été par essence: un cadeau de Dieu. La guérison, c’est un premier pas accompli tout au long d’un processus qui fait que l’homme est rempli intérieurement d’amour.

Parlons de ceux qui souffrent de maladies "incurables" comme le cancer. Croyez-vous vraiment, en bonne conscience, laisser poindre un espoir à tous ceux-là?

Je poserais la question à l’envers: Peut-on, en bonne conscience, leur ôter tout espoir?! Mme W. de N., âgée de 75 ans, s’est vue guérie d’une tumeur connue sous le nom de lymphome malin non hodgkinien. Mme K. de W., âgée de 58 ans, fut guérie d’une paralysie du côté droit apparue depuis 13 ans à la suite d’une hémorragie cérébrale. Mme M. de A. a perdu spontanément des dépressions graves qui duraient depuis des années, et des varices très apparentes. Je pourrais encore vous citer bien d’autres cas. La guérison est un fait réalisable, mais on ne peut rien promettre, ni rien garantir. Elle demeure un don céleste.

Voilà de bien grandes paroles. Mais où sont donc les preuves?

J’ai moi-même, suivi de près, des personnes guéries et j’ai, après les contrôles médicaux exécutés par différents médecins neutres, établi les documentations de ces guérisons. Ce sont des faits qui ne peuvent être mis en doute.

N’importe qui peut donc être guéri?

Je cite Paracelse: "Toutes les maladies sont curables, mais pas tous les hommes." Il peut s’écouler des années jusqu’à ce que la guérison se produise, ou elle peut tout aussi bien survenir spontanément. Rien n’est impossible.

Comment reconnaître un guérisseur sérieux?

La commission d’éthique du "DGH", Dachverband für geistiges Heilen in Europa (Association centrale pour la guérison par voie spirituelle en Europe), présente des critères très stricts à ce sujet: Il ne peut être fait de promesse de guérison. Il existe, quand un guérisseur accepte de l’argent, pas de catégories forfaitaires ou de provisions, mais des taux horaires appropriés. Un guérisseur sérieux ne se déclare jamais comme étant l’opérateur de la guérison, bien plus il se présente comme médiateur de la force curative ou encore comme instrument de Dieu. En aucun cas il ne déconseille une visite chez le médecin, une opération ou la prise de médicaments. Le guérisseur doit être humble, empli de vénération envers Dieu; il n’a aucun droit à une prétendue toute puissance quelconque. Et, enfin, il faut que la personne se sente à l’aise en sa compagnie.

A quoi nous mènent ces découvertes pour l’avenir?

Je vois pour l’avenir une collaboration de la médecine classique, des médecines alternatives et des possibilités de la guérison par voie spirituelle. Et pour en arriver là, nous devons pouvoir argumenter à l’aide de faits. Nous, les membres du Groupe médico-scientifique spécialisé du Cercle des Amis de Bruno Groening, nous nous efforçons d’établir à cet effet un fondement scientifique, dans la mesure où nous attestons médicalement ces guérisons. Les instances officielles n’ont plus désormais le droit de nous ignorer.