Miroir de l’actualité, Liechtenstein:
"Liechtensteiner Volksblatt", le 8.8.2000"

"Des preuves de transcendance"

Le Groupe médico-scientifique spécialisé (M W F) du Cercle des Amis de Bruno Gröning documente des rapports de guérisons, partie 1

Le Groupe médico-scientifique spécialisé (MWF) fondé en 1992 par Matthias Kamp, médecin à Hambourg, est une institution unique. Dans le monde entier elle recense et archive des documentations scientifiques convaincantes de cas de guérisons de maladies qui, du point de vue de la médecine classique, étaient considérées comme incurables. Entre-temps plus de 4000 professionnels de la santé répartis dans plus de 50 pays participent à la diffusion et à la reconnaissance de la méthode de guérison par voie spirituelle. Ce développement époustouflant est lié à l'action d'un seul homme extrêmement humble et doué, qui fut sous les feux de la rampe lors de ses apparitions publiques : Bruno Gröning.

Franz Burgert

Cela commença le 15 mars 1949 à Herford, petite ville de Wesphalie. Jusqu'à cette date-là, ce guérisseur né en 1906 n'avait utilisé ses facultés que dans des cercles restreints : comme enfant au sein de sa famille, dans les lazarets pendant la première guerre mondiale, comme soldat sans arme sur le front russe, ainsi qu'en tant que prisonnnier en Russie. Et plus tard comme exilé dans l'Allemagne bombardée des années d'après-guerre. Toujours gratuitement et recommandé par le bouche à oreille.

Mais cette fois-là, les choses se passèrent différemment. A Herford, la guérison de Dieter Hülsmann, âgé de 9 neuf ans, le rendit célèbre en une nuit dans toute l'Allemagne. Sans qu'il n'en ait eu l'intention, commença pour lui une mission publique qui dura dix ans.

Bouleversé, le père Hülsmann, ingénieur avait écrit un rapport dans la presse le 18 mars à propos de son fils atteint gravement de dystrophie musculaire. "Aucune aide ni thérapie en vue d'une guérison ne m'avait été proposée par la clinique pédiatrique et les 10 autres professeurs et médecins consultés. La dégénérescence prenait des formes dramatiques. Dieter est grabataire depuis 10 semaines. Il ne peut ni se lever ni marcher. En essayant simplement de se mettre debout, il se plie en deux tel un couteau de poche, car il n'a plus de consistance. Ses jambes et ses pieds sont toujours glacés et totalement insensibles."

Une dame faisant partie de leurs amis, et dont la soeur avait été libérée de son fauteuil roulant par le guérisseur, avait amené celui-ci dans la maison des Hülsmann. "Après l'intervention de Monsieur Gröning, la circulation du sang afflua tout de suite dans les jambes et les cuisses. Après la chaleur était revenue dans les jambes et les pieds de mon fils."

Et peu de temps après, Dieter courait de nouveau dans la maison et dans le jardin. Guéri durablement ! Le père en fut tellement reconnaissant qu'il mit sa maison à la disposition de Bruno Gröning pour faire parvenir cette force curative au plus grand nombre de gens possible.

Scènes bibliques

Et les gens vinrent. Les guérisons individuelles et de masse attiraient de plus en plus de foule.

Gröning, charpentier de métier, était issu du monde des travailleurs et parlait leur langage. Il coupait court à toute description de maladie, parce qu'il ressentait intuitivement les faiblesses physiques ou psychologiques et enclenchait souvent l'acte de guérison simplement par quelques mots ou quelques gestes insignifiants, sans examiner ni toucher les patients. Cette courte action suffisait sur le champ à faire recouvrer la vue aux aveugles, à faire remarcher les paralysés et à apporter une amélioration partielle ou complète chez d'innombrables malades. De plus et surtout, les hommes renforçaient leur foi en leur croyance religieuse.

Une des ces phrases de référence était : "Ne me remerciez pas, remerciez Dieu le Père." Le but essentiel qu'il s'était donné sans restriction était de transmettre la force vitale de Dieu à l'homme et de reconduire beaucoup d'hommes vers Dieu. Il arrivait souvent qu'il ne dorme pas et qu'il ne mange que très peu pendant plusieurs jours. Une marée d'infirmes lui était amenée à laquelle il se donnait sans partage. Toujours en présence de témoins, même quand il s'agissait de médecins sceptiques. Rien ne lui faisait perdre son sang-froid.

Il n'acceptait pas d'argent. Il renvoyait les riches qui voulaient s'acheter la guérison. Et à celui qui doutait de la Toute-puissance de Dieu ou qui se moquait de la religion, il disait très ouvertement qu'il ne pouvait pas l'aider.

Au cours de ces mois-là, 80.000 requêtes inondèrent la poste de Herford et d'innombrables guérisons à distance eurent lieu. Plus de 10.000 personnes cherchant de l'aide vinrent personnellement. Lorsqu'il se déplaçait lentement parmi la foule, échangeait quelques mots par ci, et par là s'emparait de quelques cannes, demandait quelque chose ici et s'enquérait occasionnellement de l'évolution de l'état de santé pour revenir de l'autre côté auprès de quelques infirmes en montant sur un camion,...on assistait à des scènes bibliques. Personne ne pouvait se soustraire à la force originelle de ces évènements.

L'interdiction de guérir

Dès les premiers succès survenus en masse, Bruno Gröning chercha le contact avec les organismes responsables. D'emblée il voulait éviter les désagréments et établir une collaboration avec les médecins. Cependant les Autorités refusèrent. Au contraire, on lui remit une interdiction écrite de guérir : une prétendue atteinte à la loi régissant l'art de guérir. Il y eut alors une manifestation spontanée de la part des personnes cherchant de l'aide, parmi lesquelles beaucoup étaient venues de toute l'Allemagne au prix d'énormes sacrifices et de douleurs supplémentaires.

L'épreuve de force qui s'ensuivit avec les Autorités de la ville conduisit à toute une suite de levées d'interdiction et de nouvelles interdictions, jusqu'à ce que le corps médical et le gouvernement municipal l'emportent finalement en imposant une interdiction totale.

A la grande déception des personnes cherchant de l'aide, le guérisseur dut quitter la ville de Herford. A partir de ce moment, il agit essentiellement dans le sud de l'Allemagne où un terrain fut mis à sa disposition : le Traberhof. Là, la ruée dépassa toutes les attentes. A l'apogée de son action publique, en septembre 1949, il venait à Rosenheim jusqu'à 30.000 personnes avec l'espoir de recouvrer la santé - une mer de gens, parmi lesquels eurent lieu de nombreuses guérisons spontanées lorsque Bruno Gröning apparaissait sur le balcon et gardait le silence souvent pendant de longues minutes dans un recueillement profond ... ou bien lorsqu'il leur parlait.

Cela effrayait naturellement les médecins de tous les Lands de l'Allemagne. Ce phénomène incompréhensible qu'était ce guérisseur du peuple simple et faisant sauter à la fois tous les critères, était ressenti par certains médecins comme un danger pour leur confrérie et l'éthique de leur profession péniblement acquise. Incroyable mais vrai ! Il ne pouvait pas s'agir là de faits honnêtes. N'y avait-il pas toujours eu des charlatans et des imposteurs? Suggestions des masses? Hypnotiseurs? Il est bien plus facile de croire aux calomnies que de se faire remettre en question le point de vue mondial de la médecine par un charpentier errant.

Bien que celui-ci cherchât toujours la collaboration avec les médecins (et il la trouva dans des cas isolés), il y eut à nouveau des interdictions de guérir et des procès, à la suite desquels il ne pouvait plus que pratiquer avec d'énormes restrictions : concrètement seulement dans un cadre privé.

Consumé intérieurement

D'autres entraves vinrent des personnes qui voulaient surtout gagner de l'argent grâce à lui. Dès qu'il s'en rendait compte, il se séparait d'elles sans compromis. On ne put pas empêcher que certaines de ces personnes déçues , ne serait-ce que pour sauver leur propre réputation, organisent des campagne de diffamation contre lui. Bref, il y eut suffisamment de ces égoïstes qui démolirent et piétinèrent cette volonté d'aider unique et exceptionnelle.

Il ne lui aurait pas été difficile de devenir riche et célèbre. Il eut des propositions fantastiques de l'étranger. Par exemple l'acceptation d'une tournée-show à travers les USA l'aurait mis pour toujours à l'abri des soucis matériels. Mais il savait que la mission difficile de son destin était de rester en Allemagne et il résista à toutes les offres.

C'est là que le combat décisif devait être livré et gagné ! Pas forcément de son vivant. Même cela, Bruno Gröning le savait. A partir de 1955 les intrigues allèrent jusqu'à un procès qui dura des années et qui ne fut jamais terminé, durée pendant laquelle toute action lui fut interdite. Il avait prédit : "Si on m'interdit d'agir, je me consumerai intérieurement."

A la fin de l'automne 1958, il fut assailli de douleurs sévères. La radiographie fut affolante : cancer de l'estomac à un stade avancé. Le résultat de la première opération fut encore plus alarmant : inopérable. Cela se passait à Paris. Ses médecins, hommes de confiance, refermèrent tout de suite la plaie. Et s'étonnèrent qu'il puisse continuer à vivre. Et s'étonnèrent encore plus de sa rapide convalescence. Il rentra en Allemagne. Pour son dernier Noël.

Le 22 janvier 1959 une deuxième opération était devenue inévitable : occlusion intestinale. Toutefois la température et la tension étaient, d'une façon tout à fait incroyable, redevenues normales. Mais trois jours plus tard il tomba dans le coma. Et il mourut en début d'après-midi le 26 janvier. Lors de la deuxième opération, le Docteur Bellanger avait vu la vérité. "La destruction dans le corps de Bruno Gröning est effrayante, c'est une consomption totale. Qu'il ait pu vivre si longtemps et sans avoir de douleurs terribles est un mystère pour moi."