Bruno Groening - Révolution dans la médecineRéhabilitation d’un méconnuUne documentation médicale de la guérison par voie spirituelle. Matthias Kamp.
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Chapitre 1Le méconnuIl n’y a pas d’incurable Personne, dans l’Allemagne de l’Après-Guerre, n’aura autant fait couler d’encre que Bruno Groening. En mars 1949, peu après que la nouvelle des premières guérisons de Herford se fut répandue, son nom était sur toutes les lèvres. C’est par milliers qu’il attirait les gens qui, abattus corps et âmes par la guerre et abandonnés, pour la plupart, par la médecine traditionnelle, voyaient en lui leur dernier espoir. Il leur parlait de Dieu comme du plus grand des médecins et, selon les témoignages d’un journal, "des scènes bibliques" devinrent réalité, non seulement au Traberhof, à Rosenheim, mais aussi en beaucoup d’autres endroits d’Allemagne. La raison a vite fait de rejeter de tels événements dans le domaine des contes de fées car ils n’entrent dans aucun schéma représentatif usuel. Pourtant, les faits parlent un autre langage. Aujourd’hui, comme de son vivant, on enregistre, plus de trente ans après la mort de Bruno Groening, des guérisons consécutives à la pratique de son enseignement et qui restent impossibles à expliquer du point de vue médical. Vu l’actuelle situation catastrophique qui règne dans le domaine de la santé, il apparaît comme de première urgence d’examiner sans préjugé le déroulement des faits. Celui qui donne la primauté à son petit confort personnel, à la suffisance ou encore à son porte-monnaie, et, formulant le vieil adage "Il n’arrive que ce qui peut arriver", désavoue par conséquent les possibilités étonnantes de la guérison par voie spirituelle, celui-là agit dans l’irresponsabilité. Par ailleurs, il est devenu impérieux d’effectuer une nette distinction dans ce vaste domaine, difficile à superviser, qu’est "la guérison par la voie spirituelle", et de séparer le bon grain de l’ivraie. Toutes généralisations, débouchant sur un refus global se fondant uniquement sur des expériences négatives, sont le signe d’un manque de rigueur dans la recherche des preuves. On peut tomber partout sur des charlatans avides de s’enrichir personnellement par les souffrances d’autrui. Et ce n’est point un diplôme de docteur en médecine ou l’admission publique à la fonction de naturopathe qui saura nous en protéger. La crédulité est toujours déplacée et peut être, justement pour la personne malade, très lourde de conséquences. Il est donc d’une urgente nécessité que les milieux compétents apportent à ce sujet les informations qui dépasseront la pensée conventionnelle. Pour cette raison, j’ai passé par-dessus tous les préjugés habituels et j’ai porté mon travail sur l’étude des comptes rendus remarquables écrits jusqu’à nos jours et qui relatent l’action de Bruno Groening. Le résultat de mes recherches se trouve consigné dans les pages qui vont suivre. Que celui qui, nonobstant ces preuves, ressent encore des difficultés à croire, se souvienne alors de ce vers de Shakespeare: "Il y a plus de choses dans le ciel et sur la terre que ce que n’imagine votre sagesse scolaire."·1 Il me semble judicieux, pour éclairer une telle approche, de présenter un cas de guérison témoignant de façon vivante de la réalité de cette force curative, telle qu’elle a opéré et opère encore à ce jour, le sujet s’étant appuyé sur l’enseignement de Bruno Groening. Depuis plus de 5 ans, Mme Margarethe Mast (52 ans) de A. souffrait de graves troubles de la circulation veineuse dans les jambes (insuffisance veineuse chronique, IVC). Voici ce qu’elle me raconta: "Le sang qui se trouvait dans les jambes n’était pas convenablement refoulé vers le cœur, si bien qu’il stagnait, entraînant un gonflement considérable de celles-ci. Je ne pouvais rester debout sans avoir l’impression que mes jambes allaient éclater. C’était particulièrement grave en été, et insupportable lorsqu’il faisait très chaud. J’ai donc consulté mon médecin traitant qui a diagnostiqué la situation décrite ci-dessus et m’a prescrit des bas élastiques spéciaux très épais. J’ai porté ces bas de contention tous les jours. Quand il m’arrivait de m’asseoir, je devais aussitôt, malgré les bas, surélever mes jambes sur une chaise. Au cours des deux dernières années, la chaise ne suffisait plus pour me soulager. Il m’a fallu avoir recours à une table, plus haute, avec un coussin. Mon médecin affirma que mon mal était incurable, mais qu’un statu quo pourrait être maintenu par les prescriptions et soins ordonnés (douches alternées chaudes et froides, massage des jambes au gant de crin, port de chaussures spéciales)."·2 Margarethe Mast souffrait en outre, depuis 25 ans, de crampes aux mollets survenant uniquement la nuit et dont aucun traitement n’était venu à bout. Depuis une vingtaine d’années, d’autre part, des éruptions cutanées chroniques affectaient son visage; rien n’y fit malgré les multiples pommades et teintures prescrites durant ces années-là (Volunimat 20 gr.; Acidum saliculicum 0,25; glycérine7,5; Eucerin cum aquosum ad 50,0; Unguentum emulsificant aquosum 50,0; Lotio Alab Aquos AA 50,0; Liniolitial Emulsio; Aknefug). Durant une trentaine d’années, des douleurs de dos la torturèrent en permanence jusqu’à l’empêcher - surtout les dix années précédant son initiation à l’enseignement de Bruno Groening - de s’asseoir sur une chaise normale en bois. Elle dut abandonner son métier et son mari lui construisit un canapé spécial, en interposant une planche de bois massif en dessous des coussins et en donnant au dossier une certaine inclinaison qui lui permit de s’asseoir tout en restant à demi allongée. Les problèmes de circulation étant toujours présents, elle devait donc en plus garder ses jambes encore et toujours surélevées. Du point de vue médical, on diagnostiqua une ostéochondrose avancée L4/5 et L5/S1. L’éventualité d’une retraite anticipée fut alors abordée et encouragée par l’orthopédiste.·3 Les nombreuses restrictions quotidiennes dues à tous ces maux conjugués finirent par la jeter dans des dépressions mêlées d’une profonde tristesse, d’un grand découragement et de l’impression grandissante de se trouver dans une impasse. Elle éprouva de la culpabilité vis-à-vis de sa famille et fut envahie par le sentiment d’échec. Madame Mast: "Il n’est donc pas étonnant que ma détresse se soit répercutée sur ma famille, et que mes enfants aient fait aussi grise mine que moi-même. Ces sentiments de culpabilité que, tout naturellement, je m’attribuais alors, me tourmentèrent de longues années. Je souhaitais de tout mon cœur être une bonne mère, mais je n’y parvenais pas. Il m’est difficile de vous faire percevoir ce degré de détresse dans lequel j’ai plongé pendant plus de vingt ans. J’avais beau m’efforcer de ne voir dans les choses que leur aspect positif, je n’y réussissais jamais vraiment; au contraire, à la misère initiale s’ajoutait sans cesse une autre infortune. Et les vicissitudes se succédèrent les unes après les autres. Tous les médecins consultés pendant ces années ne me furent d’aucun secours."·4 En 1988, Mme Mast prit connaissance de l’enseignement de Bruno Groening. Peu de temps après, les premières guérisons se manifestaient déjà. "Après mon initiation à l’enseignement de Bruno Groening, je sentais presque constamment dans les jambes un courant particulièrement subtil et très doux. Un léger picotement et une sensation de chaleur parcoururent tout d’abord le bas de mes jambes, puis un peu plus haut, pour envahir finalement toute la partie inférieure de mes jambes. Quatre mois après l’initiation, j’ai pu ôter mes bas spéciaux. Depuis lors je porte des bas de nylon comme auparavant et des chaussures normales. Je peux rester longtemps debout sans problème. Aucune douleur ne survient désormais. Depuis la guérison, il nplus nécessaire de surélever les jambes."·5 Cette même année, en 1991 et à ma demande, Mme Mast fit effectuer de nouveau un examen de contrôle auprès de confrères. On effectua une échographie Doppler (permettant d’établir la cartographie dynamique du système vasculaire). Voici le rapport de mon confrère: "L’examen des extrémités inférieures a été mené sur la base conjecturale d’une insuffisance veineuse chronique. Les résultats fournis par l’échographie Doppler ne laissent présumer aucune IVC dans les jambes. Aucun signe extérieur de varices. Points de pression sur le parcours des veines négatifs et indices de thrombose idem."·6 Depuis l’initiation à l’enseignement de Bruno Groening, les douleurs dorsales qui l’avaient fait souffrir trente ans durant avaient disparu. D’un jour à l’autre, Madame Mast put rester des heures entières assise sur des sièges durs et ce fut le cas ici, où elle resta sur une chaise normale en bois assise quelque 8 à 10 heures d’affilée. Elle remplit à nouveau ses obligations de maîtresse de maison et de mère de famille. Sept mois après l’initiation disparurent également les crampes aux mollets qui survenaient la nuit et cela depuis 25 ans; six mois après réception continue de la force curative, les éruptions cutanées qui se manifestaient depuis une vingtaine d’années disparurent. Teintures et pommades devinrent superflues. Il en fut de même pour les dépressions: "Depuis que je participe aux réunions du Cercle des Amis de Bruno Groening, je n’ai plus de dépressions. Je suis devenue optimiste. Dans mon foyer, la joie est revenue et notre comportement les uns envers les autres est empreint d’une tout autre conscience. J’ai trouvé le calme intérieur et la confiance en l’avenir. Chaque jour je suis heureuse de vivre cette nouvelle journée de cette nouvelle vie qui m’est offerte. Nous éprouvons, à tous points de vue, une assistance, et je pourrais, chaque jour, en témoigner. Je n’arriverai jamais à dire suffisamment merci pour cette vie nouvelle dont je suis gratifiée."·7 Comment tout cela, par le seul enseignement d’un défunt, devient-il possible? On ne peut certainement pas avancer que je fabule. J’ai eu accès à une large documentation médicale. Des personnes de l’entourage de Mme Mast ont, du reste, témoigné sous la foi du serment et en termes poignants, le long chemin d’épreuves parcouru par cette femme durant des dizaines d’années. De mon côté, je me suis entretenu avec des personnes guéries ayant toutes eu des affections, certaines pendant des dizaines d’années, et qui trouvèrent la guérison grâce à l’enseignement de Bruno Groening. J’ai pu me convaincre personnellement de leur parfait état de santé. Existe-t-il réellement une relation entre ce qui se passe aujourd’hui et cet homme qui parlait devant 30.000 personnes en 1949, au Traberhof près de Rosenheim, en citant Dieu comme étant le plus grand médecin? Quand j’entendis parler de Bruno Groening pour la première fois, il y a quelques années, je fus particulièrement frappé par cette phrase de lui: "Il n’y a rien qui soit incurable, Dieu est le plus grand médecin".·8 A la clinique, je vivais chaque jour le contraire. J’ai souvent vu des patients quitter le service où ils s’étaient trouvés, complètement brisés par des pronostics du genre: "Il faudra vous y faire" ou bien "Vous en avez encore pour six mois", sans espoir pour ce qui leur restait de vie. Quand je demandais à mes confrères comment ils en arrivaient à établir de tels pronostics, ils me renvoyaient aux statistiques et à leur expérience personnelle. Ils désiraient dire la vérité à leurs patients et se défendaient d’éveiller de faux espoirs en eux. Doit-on accepter un tel état d’esprit? Les statistiques sont-elles en mesure de fournir des indications valables sur une destinée particulière? Peut-on accepter qu’un médecin, sous prétexte de ne vouloir éveiller aucun faux espoir, fasse à la place un désespoir non fondé? Qu’est-ce donc que la vérité? Qui a raison? Le médecin qui, de par son expérience, donne au patient le pronostic "incurable" à porter pour le reste de sa vie, ou cet inconnu qui, avec pour tout bagage académique un passage à l’école secondaire, osait affirmer en public qu’il n’y a rien qui ne soit incurable? Voilà des siècles que des milliers et des milliers de médecins s’efforcent en toute bonne conscience de délivrer les hommes du fléau des maladies. Pour leur venir en aide, nos états modernes ne lésinent ni sur l’argent ni sur le travail dans d’innombrables hôpitaux. Il faut pourtant admettre, d’un autre côté, que les possibilités de la science médicale traditionnelle sont confrontées à certaines limites. Les statistiques sont éloquentes: algré les milliards dépensés, on constate une nette augmentation de la fréquence des maladies. Les maladies cardio-vasculaires, les rhumatismes, les allergies, les tumeurs etc., continuent de figurer en tête de liste. Le docteur munichois M. Scheiner, écrit à ce sujet: "Les statistiques établies pour l’année 1988 par l’Institut Scientifique AOK (Caisses d’Assurance maladie), à Bad Godesberg, concernant les formes de maladies, font remarquer que la fréquence des maladies est en hausse continuelle. […] Ces statistiques établissent une comparaison des hospitalisations faites dans le courant de l’année 1988 avec celles de l’année 1980. On constate une importante augmentation dans tous les secteurs. Les maladies psychiatriques, par exemple, ont augmenté de 50% environ, celles du système nerveux et des organes sensoriels de 70%, les lésions touchant au squelette, aux muscles et aux tissus conjonctifs de 90% environ, les tumeurs de 30%, les troubles de la circulation de 35 %. Dans un même temps, il n’y a jamais eu, dans l’histoire de notre pays, autant de prestations médicales par tête et par année: les ordonnances prescrites chaque année en Allemagne atteignent un demi milliard - ce qui donnerait, si on les empilait, une tour deux cents fois plus haute que la cathédrale de Cologne!"·9 La médecine est en crise. Malgré les indéniables succès qu’elle remporte dans la lutte menée contre les maladies aiguës, elle est peut-être bien en mesure d’apporter un soulagement à la plupart des malades, mais pas la guérison. D’un autre côté, j’ai sous les yeux un millier de témoignages d’aides et de guérisons obtenues, au cours des dernières années, grâce à l’enseignement de Bruno Groening. Comment comprendre une telle différence? Serait-ce que la médecine moderne aurait oublié Celui que Bruno Groening plaçait sans relâche au cœur de son action quand il répétait: "Le plus grand médecin de tous les hommes est et reste Notre Seigneur." 10 Afin d’apporter sur ces questions l’éclaircissement qui convient, je voudrais, dans les pages qui suivent, approfondir les événements qui se produisirent autour de Bruno Groening et aborder de plus près sa vie. On ne peut dissocier de la personne de Bruno Groening ces événements qui eurent lieu à Herford en mars 1949. C’est à partir de là que commença son action publique, qui s’étend jusqu’à nos jours. Le point de départ en fut la guérison du jeune Dieter Hülsmann, âgé de neuf ans, affligé depuis plusieurs années d’une dystrophie musculaire dégénérative (maladie incurable amenant progressivement un déficit moteur des muscles et pouvant entraîner dans certains cas une mort précoce). Dans son ouvrage "Le miracle de Herford" (Das Wunder von Herford), M. Kaul, docteur en philosophie, dépeint une scène: "Les malades et les infirmes arrivent par milliers dans la petite ville de Westphalie qui abrite le Docteur Miracle dans ses murs. Ils arrivent en autobus, en camion, en voiture, à bicyclette, sur des charrettes, des chariots, dans des fauteuils roulants et des ambulances. Des milliers de personnes ne cessent de se rendre à Herford, Place Wilhelm, n°7, […]. Bruno Groening y avait trouvé refuge chez les parents de l’un des enfants qu’il avait guéri. La détresse humaine qui se révèle là est bouleversante et sans limites. […] Ils affluaient de toutes les régions d’Allemagne, […] des gens issus de toutes les classes sociales. Ils étaient Américains, Anglais, Belges, Suisses, Suédois, Hongrois, Polonais; même des Bohémiens arrivèrent en masse après la guérison d’un petit gitan muet."·11 Il poursuit: "Mon récit est véridique et ne s’en tient qu’à ce que j’ai authentiquement constaté. Les bruits qui couraient m’ont incité à contacter les personnes guéries. Je me trouvais moi-même au milieu de cette masse de personnes aspirant à la guérison, se pressant devant le N°7 de la Wilhelmsplatz à Herford. J’ai passé une nuit entière, dans la maison du "Docteur Miracle", à observer de très près ce qui s’y passait. Je me suis entretenu avec des ecclésiastiques et des médecins. […] J’ai vécu trois jours et trois nuits à Herford. J’y ai travaillé et j’y ai fait des recherches pour essayer de trouver une réponse à la question du "mystère de Herford" - sujet qui émeut aujourd’hui bien des millions de personnes."·12 Regroupant les résultat obtenus, le docteur Kaul finit par conclure: "Personne ne pourra nier les nombreuses guérisons accomplies par Bruno Groening auprès de malades considérés comme incurables. La connaissance académique s’empressera d’expliquer qu’il n’y a là rien d’extraordinaire s’il s’agit de maladies d’origine psychique. Mais pourquoi donc la médecine classique n’a-t-elle pas obtenu davantage de victoires dans sa méthode thérapeutique? Cela, on ne le dit pas. Ou alors les cas sont si rares qu’on préfère ne pas en parler? Quoi qu’il en soit, cette ‘nouvelle méthode de guérison ‘démontrée à Herford vaut bien le retentissement qu’elle provoque".·13 Les pouvoirs publics ne partageaient pas cet enthousiasme. Les services locaux de santé s’accordèrent tout au plus à reconnaître que Bruno Groening avait une influence dans le domaine des maux psychiques. Quelque temps après son action en public, il lui fut interdit de guérir. Cette interdiction se référait à la loi concernant l’exercice d’une profession dans le domaine de la santé sans titre requis, désignée plus brièvement par "Loi régissant l’art de guérir". Cela n’empêcha pas les personnes en quête de guérison d’affluer à Herford. Certaines campèrent des journées entières devant la maison où était Bruno Groening. Environ 80.000 lettres lui furent adressées pendant cette période tandis que l’on compta jusqu’à 5.000 personnes présentes. A plusieurs reprises, sous la pression des événements, les autorités furent obligées d’assouplir la décision d’interdiction. Bruno Groening dut finalement quitter Herford au début du mois de juin 1949, et accepta l’invitation de se rendre à Hambourg. Mais, là aussi, les autorités qui, visiblement, redoutaient une affluence massive de malades, refusèrent de lui accorder l’autorisation de guérir. C’est alors que le magazine "Revue" l’aborda et lui offrit de financer un examen scientifique de son action, à la clinique universitaire de Heidelberg. Cela devait aplanir la voie le menant aux malades. L’examen effectué dans le service du docteur von Weizsäcker, professeur réputé dans le domaine de la médecine psychosomatique, donna un bon résultat. Les scientifiques en vinrent à conclure que Bruno Groening n’était ni un charlatan, ni un hypnotiseur, ni un Docteur Miracle, mais un psychothérapeute (médecin des âmes) très doué mais sans le titre de médecin."·14 Certaines guérisons qu’il effectua furent confirmées. Aucun rapport d’expertise ne lui fut cependant remis et la promesse de lui aplanir le chemin vers les malades s’envola. Comme, entre temps, les gens étaient revenus en masse à Heidelberg, Bruno Groening accepta la proposition de se rendre au Traberhof, près de Rosenheim. Le propriétaire, Monsieur Harwart, espérait l’obtention de la guérison pour sa belle-soeur paralysée, et il désirait offrir à Bruno Groening un havre de paix. Cependant, à la suite des annonces de la presse, il y eut bientôt plus de 30.000 personnes rassemblées au Traberhof. Là aussi de nombreuses guérisons furent rapportées (cf.chap.4). Le gouvernement de la Bavière se montra tout d’abord bienveillant, mais s’appuyant à son tour sur "la Loi régissant l’art de guérir", il décréta par la suite l’interdiction de guérir. Bruno Groening chercha d’autres moyens pour arriver à joindre tous ceux qui désiraient être guéris. Son objectif de créer un centre de guérison, où il pourrait agir avec le concours des médecins, échoua à la suite de la résistance des autorités. Après quoi, il travailla quelque temps avec un naturopathe qui exerçait près de Munich, mais un premier procès lui fut bientôt intenté (1952). Bien que le Parquet ait obtenu un pourvoi en appel, l’accusation le déchargea d’une infraction à la "réglementation sur l’art de guérir". Le tribunal dut reconnaître que, compte tenu de l’attitude contradictoire de l’administration bavaroise exprimée par un premier assentiment, une situation juridique ne pouvait en conséquence être établie de façon suffisamment claire. Cependant l’interdiction de guérir fut maintenue, l’action de Bruno Groening ayant été jugée comme subordonnée aux dispositions inscrites dans la loi sur l’art de guérir, et, par conséquent, dépendante d’une autorisation spéciale des services administratifs (cf. Chap.5). Bruno Groening essaya alors d’obtenir du Service de la Santé Publique à Stuttgart l’autorisation d’exercer en tant que naturopathe (1953). Sa demande fut rejetée par des arguments tirés par les cheveux. (cf. Chap.5) Il se mit donc en quête d’autres moyens permettant d’éviter un affrontement avec les services administratifs tout en apportant l’aide nécessaire aux personnes cherchant la guérison. En 1953 fut fondée "l’Association Groening" qui devait apporter à son action la base légale. A partir de ce moment, Bruno Groening s’adressa aux personnes malades dans le cadre des différentes communautés (groupes locaux) de l’Association Groening en Allemagne et en Autriche. Les guérisons continuant à se produire, un nouveau procès lui fut intenté en 1955. Les mesures d’instruction préparant l’audience principale durèrent jusqu’au milieu de l’année 1957. Un jugement définitif ne put être prononcé car Bruno Groening mourut le 26.01.1959 à Paris avant la clôture du procès. Tout espoir d’être secourus s’évanouit chez beaucoup. Les communautés perdirent de leur importance. Mais c’est alors que l’incroyable eut lieu: les guérisons se poursuivirent ainsi qu’il l’avait prédit. Après une longue traversée du désert, les communautés recommencèrent à se développer au début des années 1980, sous la direction de Grete Häusler, elle-même guérie par Bruno Groening en 1950. Depuis 1992, il s’est formé, dans le monde entier, plus de 1000 communautés (situation en 2001). De plus en plus de guérisons étonnantes sont enregistrées. J’ai eu l’occasion, pour certaines d’entre elles, d’approfondir les résultats et de certifier sans le moindre doute un fait inconcevable en médecine. A partir de l’instant où je fus convaincu de la réalité des guérisons à notre époque, je voulus en savoir plus sur Bruno Groening, sur sa personne et son caractère. Grâce à de nombreux témoignages de personnes l’ayant approché et avec lesquelles je me suis entretenu, grâce aux écrits personnels de Bruno Groening et à ses discours enregistrés sur bande magnétique, j’ai pu obtenir une image très vivante de sa personne. C’est ce qui constituera le thème du chapitre suivant. |