L’expérience d’un médecin

par Dr Matthias Kamp

"Je crois que la guérison par voie immatérielle, par des méthodes qui font appel à l’esprit, a devant elle un avenir aux possibilités d’une ampleur inconcevable. Et je crois que son domaine va progressivement s’étendre au-delà de ce que nous désignons aujourd’hui, à tort ou à raison, par la "médecine des fonctions" et englober également la médecine physiologique. J’entrevois l’aube d’un nouvel âge poindre devant moi. On y considèrera comme de simples travaux de raccommodage certaines interventions chirurgicales, dans les cas par exemple d’excroissances internes, tout en étant épouvanté qu’il ait pu y avoir dans le passé un si maigre savoir sur les méthodes de guérison. Il n’y aura désormais plus place pour les vieilles inventions médicamenteuses. Loin de moi l’intention de rabaisser en quelque sorte la médecine et la chirurgie modernes; j’éprouve, au contraire, une grande admiration pour toutes les deux. Mais j’ai eu la chance de toucher de près à ces énergies incommensurables logées dans la personnalité même, et à celles-là qui, venant de sources extérieures, la traversent sous certaines conditions, et que je ne peux qualifier autrement que de divines. Des forces pouvant guérir non seulement les dérèglements fonctionnels mais aussi les troubles organiques sous lesquels se cachent des désordres psychiques."

Prof. Docteur Carl Gustav Jung (1875-1961)
(psychiatre et psychothérapeute suisse, mondialement connu)

Préface

Avec un peu de chance, on pourra entendre à l’Université, lors des cours d’ "Histoire de la médecine", quelques mots au sujet de la "vis vitalis", la "force de vie". Pour notre médecine actuelle elle est devenue une relique des siècles passés, retrouvée pour la dernière fois dans la médecine romantique du 19° siècle.

Son existence, décrite dans les œuvres des grandes cultures des temps anciens et dans les écrits des plus importantes religions, ne fait pas partie de la formation de l’actuel étudiant en médecine. Lui, dont la profession sera de sauver et de protéger la vie - comme il est écrit par de beaux mots dans le serment d’Hippocrate - n’a bien souvent plus accès à la force de vie et ne connaît plus ses lois.

"La vraie science et la vraie religion sont une" a dit un jour un grand penseur; et pourtant le médecin d’aujourd’hui a le plus souvent perdu cet aspect de prêtrise. Son domaine, c’est le corps; le salut de l’âme est attribué au prêtre. Et pourtant l’homme n’est pas composé de deux parties distinctes : l’âme et le corps. Elles sont intimement liées. La psychosomatique et une nouvelle sous-discipline de la médecine, la psycho-neuro-immunologie rendent toujours plus claires l’importance de la vision ‘Ame et Esprit’ de l’homme sur l’état de santé de son corps. Et pourtant, de nombreux médecins mésestiment cette relation fondamentale, abattent leurs patients avec des diagnostics et des prophéties d’incurabilité au sujet du déroulement de la maladie et réduisent leur vision de l’être humain à une machine conditionnée par des possibilités de réparation. Les conséquences de cette évolution vers une médecine matérialiste, sans Dieu, dont les représentants n’ont que rarement une relation avec ce "plus haut" dans l’homme, cette force par laquelle survient en fait la guérison, sont catastrophiques. Malgré l’augmentation constante des dépenses dans le budget de la Santé (en Allemagne par exemple, elles ont dépassé le seuil des 300 milliards DM en 1992), les statistiques des caisses de Sécurité Sociale parlent un langage implacable. Dans tous les domaines, le nombre croissant de cas de maladie prouve d’une façon impressionnante que l’évolution de ces dernières décennies, en s’éloignant toujours plus de la vie et de ses lois, a abouti à une impasse.

Sur une telle toile de fond, l’intérêt croissant de la population envers les voies de guérison non conventionnelles n’en est que plus compréhensible. Et à cause du manque de flexibilité de la médecine officielle qui ne peut s’ouvrir sans préjugés, au-delà des Ecoles, à ces voies précieuses de guérison, se forme une zone d’ombre au bord de ce qui est admis scientifiquement, dans laquelle plus d’un charlatan ou de ces prétendues sectes conduisant au salut par des moyens douteux peuvent ainsi s’infiltrer. Toute personne ayant souffert depuis des années ou bien ayant été déclarée incurable par la médecine perd son sens critique et se fie vite et aveuglément à la première offre de guérison, même si elle semble mystérieuse. La ruine morale et matérielle des dupes est souvent représentée grossièrement par les médias et le comportement de quelques brebis galeuses entraîne ainsi toute la catégorie des guérisseurs dans le discrédit. Certaines publications de la presse servent en outre, par la description détaillée de destins personnels effrayants, à diffamer la guérison par voie spirituelle en l’accusant d’être une superstition moyenâgeuse issue d’un esprit chimérique. D’autre part de soi-disant guérisons sensationnelles sont publiées de manière spectaculaire, avec peu de sérieux et sans recul par rapport aux événements.

Aucune de ces stratégies décrites ne sert l’intérêt du malade. Seule une étude objective et sans préjugés, avec l’aide du diagnostic médical reconnu, peut juger de la réalité de la guérison par voie spirituelle.

Mais qu’est-ce donc que la guérison par voie spirituelle? Quelles sont ses chances, mais aussi ses limites? Comment peut-on différencier le vrai du faux? Est-ce-que les guérisons peuvent être médicalement prouvées? Dans le cas de ces guérisons, peut-on observer une régularité de cette force inconnue jusqu’ici, ou constituent-elles des événements dus au hasard?

Impressions personnelles

Déjà lors de mes études j’ai appris à connaître, poussé par ma propre misère et par mon intérêt pour les sujets spirituels, divers mouvements de l’Orient et de l’Occident. Et parmi eux je suis tombé sur le Cercle des Amis de Bruno Groening. Bruno Groening (1906-59) fut connu en Allemagne dans les années cinquante par de grandes guérisons. Dans les jeunes années de la République Fédérale, il posa, grâce aux guérisons par voie spirituelle, les premières pierres pour une conversion et un renouvellement de la Santé Publique et établit par son action les assises qui jusqu’à aujourd’hui ouvrent la voie de la guérison par voie spirituelle à de plus en plus de personnes. A cette époque, le nom de Bruno Groening ne m’était pas connu, mais mon intérêt pour ce groupe me poussa à assister à une heure de communauté (réunion) du Cercle des Amis.

La "force divine" ou "courant guérisseur" - c’est ainsi que Bruno Groening nommait la force spirituelle curative dont on parlait lors de cette réunion - ne me fut pas perceptible. Cela resta pure théorie. Cependant, je ne me laissai pas désarmer par mon manque apparent de sensibilité, mais au contraire, à la maison je me mis régulièrement "en réception de cette force" selon les mots de Bruno Groening, c’est-à-dire que je m’ouvris à elle. Si ce n’est un calme subjectif, je ne ressentis rien pendant les premières semaines. Ensuite, je remarquai de plus en plus un picotement agréable et une pulsation dans les mains et les pieds, et plus tard dans tout le corps. Cela ressemblait de beaucoup à la description du "courant guérisseur" de Bruno Groening. On pouvait effectivement le comparer à un fin courant électrique, mais dont les sensations étaient de nature très agréable. D’une sensation de picotement, de chaleur ou de froid, on ne peut évidemment conclure avec assurance à l’action d’une force supérieure. Toutefois l’on retrouve ces mêmes sensations dans le training autogène et d’autres techniques de relaxation, et même dans les troubles psycho-végétatifs.

Tout collègue spécialisé et chevronné fera tout de suite cette relation et mettra les succès de guérisons relatés dans le cadre de telles expériences sur le compte de la simple suppression de troubles psychiques et hystériques somatisés (c’est-à-dire devenus des symptômes physiques) chez certains individus. Aussi agréables ces phénomènes soient-ils pour la personne concernée, ils se produisent aussi dans les pratiques de psychothérapeutes expérimentés et de médecins humains et sensibles.

Toutefois peu de temps après, grâce à des guérisons impressionnantes dans le Cercle des Amis de Bruno Groening et ce, de mon point de vue médical, je pus me convaincre qu’en fait une force particulière, qui m’était inconnue jusqu’ici, devait agir pour rendre possible de telles choses.

Bruno Groening – un homme hors du commun

Si, même aujourd’hui, la guérison par voie spirituelle se heurte encore à une grande méfiance et incompréhension, on peut alors s’imaginer les difficultés auxquelles Bruno Groening (1906-59) eut à faire face.

Il naquit à Danzig en 1906; une force particulière émanait déjà de lui dès son enfance, se manifestant par un grand nombre de guérisons. Cette particularité persista chez ce jeune charpentier dans les années qui suivirent. Son désintéressement et ses facultés spéciales étonnaient ses collègues de travail; sans cesse des guérisons se produisaient. Quand on voulut l’enrôler pour la guerre, il déclara qu’il ne tuerait personne, ce qui faillit lui coûter la vie devant le Conseil de guerre. En Russie, le nom d’un prisonnier de guerre allemand nommé Bruno, par qui d’étonnantes guérisons eurent lieu parmi les prisonniers et les gardiens russes, est encore connu de nos jours par quelques-uns. En 1949, il se rendit à Herford en Westphalie. L’ingénieur Hülsmann de Herford l’avait convié chez lui parce que son fils Dieter, atteint d’une dystrophie musculaire sévère (tare héréditaire avec réduction irréversible de la masse musculaire), était alité. Groening entra dans la maison et Dieter put de nouveau marcher. Profondément ému de ce qu’il venait de vivre, le père rendit publique la nouvelle de cette guérison et peu de temps après, plus de 5.000 personnes se trouvaient devant la maison, Place Wilhelm n° 7, demandant la guérison. Une situation semblable se répéta en août 1949 à Rosenheim près de Munich, mais là il y avait jusqu’à 30.000 personnes. Beaucoup de guérisons eurent lieu, des aveugles recouvrèrent la vue, des paralysés quittèrent leur fauteuil roulant.

Voici quelques exemples relatés par des médecins présents dans la foule des personnes espérant la guérison: [1]

  • Josef Fritz de M., myope, portant des lunettes, recouvre soudainement une nette acuité visuelle.
  • Ludwig Suding de B., la paralysie sévère du côté gauche due à une blessure depuis 1918, disparaît.
  • Kurt Kunze de A., raideur du coude à la suite d’une blessure en 1943; depuis le 27 août 1949 le bras a retrouvé sa mobilité et sa souplesse.
  • Else Romminger de T., poliomyélite depuis 1922, les deux jambes paralysées. Marche très difficile et seulement à l’aide d’une canne – maintenant peut marcher sans canne.
  • Hans Schonauer de M., sclérose en plaques depuis environ 11 ans, paralysie de la jambe gauche jusqu’à la hanche, plus tard également de la jambe droite, traitement sans succès auprès de plusieurs médecins, entre autres en neurologie à la clinique universitaire, cas déclaré incurable, marche maintenant sans problèmes, sans canne, jambe gauche en parfaite santé. Jambe droite pas encore tout à fait.
  • Andreas Gruber de W., paralysie à la suite d’une embolie survenue après une pneumonie en 1945, ne peut pas marcher – se lève et marche.
  • Willi Horstmann de S., depuis des années aveugle de l’oeil gauche, peut tout d’un coup différencier le clair du sombre, et plus tard recouvre complètement la vue.

Et pourtant chaque fois la bureaucratie médicale locale décrétait l’interdiction de guérir, parce que Bruno Groening n’avait pas une autorisation officielle. Cette interdiction le poursuivit jusqu’à la fin de sa vie. Lors d’un examen scientifique de l’action de Groening à la clinique universitaire de Heidelberg sous le patronage bienveillant du célèbre professeur en neurologie Weizsäcker, on put confirmer les guérisons. Sous les yeux des scientifiques disparaissaient des maladies médicalement incurables, sans qu’on puisse trouver une explication. Cependant aucune collaboration ne vit le jour. Avec persévérance, Bruno Groening, pour pouvoir aider les gens, chercha des chemins contre tous les obstacles extérieurs provenant la plupart du temps de la jalousie et de la méconnaissance. Finalement au milieu des années 50, des communautés furent fondées dans lesquelles se retrouvaient, en divers endroits, des personnes en quête de secours et qui invitaient Groening à parler. Malgré cela il ne put trouver la paix. Par tous les moyens on voulait le neutraliser, on lui fit des procès pour avoir guéri sans permission, rien ne fut négligé pour l’empêcher d’exercer. Un jugement ne fut jamais prononcé; le 26.01.1959 Groening mourut à Paris après des années de combat pour la reconnaissance de la guérison par voie spirituelle.

Le Cercle des Amis de Bruno Groening

En 1950, Madame Grete Häusler (1922 - 2007) connut lors d’une conférence de Bruno Groening à Munich, la guérison spontanée d’hypoglycémie récurrente, d’une grave déficience du foie suite à une jaunisse, et d’une sinusite chronique. Puis elle put constater que des guérisons survenaient aussi chez des personnes à qui elle parlait simplement de Bruno Groening et de ses guérisons. Même après la mort de Groening, elle continua à ressentir ce courant guérisseur. Lorsque sa femme de ménage, aveugle de l’oeil gauche à la suite d’une embolie, retrouva la santé par la réception de cette force, elle comprit alors que les guérisons continueraient à se produire. Elle considéra comme son devoir de transmettre ce savoir relatif à la réception de cette force curative et fonda bientôt, dans l’esprit de Bruno Groening, des centaines de communautés à travers le monde. Entre-temps, le Cercle des Amis de Bruno Groening, fondé par Mme Häusler, est devenu une des plus grandes associations au monde pour la guérison par voie spirituelle. Dans presque tous les pays d’Europe, dans beaucoup d’Etats de la Communauté des Etats Indépendants (CEI) jusqu’à la Sibérie profonde, aux Etats-Unis, en Afrique, en Australie, en Chine et au Japon, partout on trouve des Communautés. Fidèle à l’exemple de Bruno Groening, le travail est entièrement financé par des dons, toutes les personnes qui participent aux tâches le font de leur plein gré et bénévolement par gratitude pour toutes les aides et guérisons reçues. Ainsi la liberté de l’individu est-elle préservée d’une façon exemplaire, car il n’existe aucun engagement de nature associative, juridique, confessionnelle ou religieuse. Aucun guérisseur, aucun traitement. Toute personne à la recherche d’une aide peut par elle-même recouvrer gratuitement la santé par la réception consciente de la force décrite dans l’enseignement de Bruno Groening. Ce faisant, la réception de la force curative ne contredit en aucun cas une thérapie médicale d’accompagnement.

Guérison par voie spirituelle - prouvable par des méthodes de contrôle scientifiques

Le premier témoignage de réussite auquel j’ai été confronté est resté pour moi un bon souvenir.

Hans R. (70 ans) souffrait depuis des années de douleurs cardiaques qui irradiaient vers le côté gauche et parfois jusque dans le bras, et qui se manifestaient surtout quand il faisait des efforts physiques. Il portait toujours sur lui un flacon de "Nitrolingual", médicament pour le coeur qu’il utilisait plusieurs fois par jour en cas de douleurs, et qui soulageait ses malaises. Le traitement nécessitait aussi d’autres comprimés pour le coeur. Un contrôle médical mit en évidence une affection cardiaque coronarienne, confirmée clairement par le test à l’effort. Dans le rapport médical du spécialiste de maladies internes, on peut lire:

"En résumé, les troubles signalés par le patient sont imputables à une insuffisance coronarienne pendant l’effort physique (c’est-à-dire à des troubles circulatoires des vaisseaux du coeur [note de l’auteur]), liés à une maladie coronarienne. Les modifications de l’éléctro-cardiogramme sont typiques." [2]

Hans R. relate dans son témoignage:

"Les douleurs apparaissaient surtout au moment de l’effort et dans des états d’énervement. Lorsque les douleurs étaient particulièrement fortes, elles irradiaient dans le bras gauche. Ces dernières années, avant que je ne fasse la connaissance de l’enseignement de Bruno Groening, je ne pouvais même pas monter la moitié d’un étage sans faire de pause. Des difficultés respiratoires et des douleurs cardiaques m’obligeaient à m’arrêter." [3]

En outre, depuis 25 ans il souffrait de maux de tête qui, au dire des médecins, étaient les symptômes d’une usure de la colonne cervicale. Lorsque les douleurs devenaient très fortes, il lui arrivait de prendre jusqu’à 10 comprimés de l’analgésique "Prontopyrin", ce qui amenait un soulagement passager. De plus, depuis des dizaines d’années, des sinusites à répétition aggravaient les douleurs, nécessitant à peu près tous les deux ans un rinçage des sinus.

Au début des années 70, des douleurs dans le dos apparurent (diagnostic médical: lombalgie chronique). Dans son témoignage de réussite, Hans R. m’écrivait:

"... elles venaient de la région lombaire et irradiaient souvent dans la jambe droite. Je ressentais continuellement une sensation désagréable et douleureuse dans le dos. Les douleurs s’accentuaient quand je bougeais, surtout quand je me baissais ou que je portais de lourdes charges, ou encore lorsque j’avais marché longtemps. En cas de fortes douleurs, je devais cesser tout mouvement, je posais les deux mains sur le bas du dos jusqu’à ce que la douleur s’apaise. Je prenais beaucoup d’analgésiques, entre autres des médicaments très puissants, par exemple ´Felden 20´ ou ´Butazolidin´. Les médicaments, associés à des emplâtres de boue (fangothérapie), à des massages et à des séances de radiothérapie, amenaient un soulagement, mais peu de temps après les douleurs revenaient, aussi fortes qu’auparavant. Les médecins constatèrent une usure des disques intervertébraux dans la région lombaire et une détérioration de la colonne vertébrale. A cause de ces handicaps j’ai été déclaré inapte au travail et mis à la retraite un an et demi avant la date prévue. Il n’était pas question de guérison. L’orthopédiste m’avait déjà dit des années plus tôt: ‘Il faudra vivre avec.’" [4]

En plus de ces maux, il souffrait depuis 1942 de douleurs aux poumons, conséquences d’une contusion à la poitrine survenue pendant la guerre et ayant entraîné une déchirure au poumon. Il n’est pas surprenant que Hans R., affecté de tant de maux, ait fini par avoir de surcroît une gastrite chronique qui, pendant une dizaine d’années, se manifestait une à deux fois par an sous forme d’intenses douleurs d’estomac et l’obligeait à suivre un régime. Cette histoire explique également les problèmes d’insomnie qui le tourmentaient depuis environ 1946 et qui le réveillaient souvent la nuit en l’empêchant pendant des heures de se rendormir.

Dans un cabinet de généraliste, il est courant de rencontrer des patients de cet âge qui présentent un registre similaire de diverses maladies incurables. Il s’agit le plus souvent de maladies dégénératives chroniques, que le malade devra habituellement apprendre à gérer.

J’étais donc d’autant plus surpris d’apprendre que H. R. avait retrouvé la santé après son initiation à l’enseignement de Bruno Groening, c’est-à-dire après avoir capté la force curative. Ainsi qu’il me le rapporta, il avait été délivré, peu de temps après, de douleurs cardiaques qui avaient duré des années, c’est-à-dire qu’il n’avait plus besoin de "Nitrolingual" ni d’autres médicaments pour le coeur. Il est maintenant en mesure de monter plusieurs étages sans faire de pause, ce qui aurait été inimaginable auparavant. Il entreprenait même des randonnées assez longues en Forêt Noire et en Autriche sans problème. Un vieux rêve s’est même réalisé pour lui à cet âge, c’est de pouvoir à nouveau danser!

Il en fut de même pour les maux de tête et les sinusites chroniques qui disparurent depuis qu’il avait capté le courant guérisseur et qui ne réapparurent plus jamais.

A propos de la guérison de ses douleurs dorsales, H. R. rapporta dans son témoignage de réussite:

"Mon dos est libéré de toute douleur. Je peux à nouveau travailler au jardin, me pencher sans avoir mal. Je n’ai plus de peine à me lever du lit ou d’une chaise. Je n’ai plus besoin de massages, de fangothérapie, de radiothérapie, ni de piqûres anti-douleurs." [5]

Les douleurs dans les poumons ont disparu et il n’a plus de problème d’estomac. Il peut manger de tout et il doit même à présent, ainsi qu’il le dit, surveiller son poids. Comme toutes ses douleurs et toutes ses angoisses ont disparu, il peut à nouveau - selon ses propres paroles - "dormir comme une marmotte".

Pour moi, futur médecin - à cette époque j’avais passé mon premier diplôme d’état - cette guérison était inconcevable. Il s’agit là, du point de vue médical, d’une impossibilité absolue. Je m’efforçai d’étudier ce cas, je réclamai des rapports médicaux et j’organisai un examen de contrôle. Un nouveau test à l’effort confirma les observations personnelles de Hans R. à propos de ses capacités retrouvées. Avec une charge de 125 Watts, il ne se retrouva - selon le rapport du médecin chargé de l’examen - "aucun indice de troubles de repolarisation, propres à une maladie cardiaque coronarienne".[6]

C’est grâce à cette guérison par voie spirituelle, médicalement attestée, d’un trouble organique - c’était la première pour moi - que je pris vraiment conscience de l’importance de ce qui se produit dans le Cercle des Amis de Bruno Groening. Ici, manifestement, quelque chose était à l’oeuvre dont l’effet dépassait largement les moyens que nous avons pour influencer les maladies psychiques ou psychosomatiques. Impressionné par ces faits exceptionnels, je me consacrai plus intensivement aux guérisons rapportées dans le Cercle des Amis et, assisté d’un autre collègue, je me mis à les répertorier selon des critères médicaux. Au cours du recensement des différents processus de guérison de diverses maladies organiques, dont certaines même très graves, il devint de plus en plus évident que ces guérisons n’étaient pas le produit d’un "hasard aveugle". Il apparut, bien au contraire, qu’à la base du déroulement de ces guérisons, une force agissante était à l’oeuvre avec la régularité d’une loi, une force que Bruno Groening avait déjà, de son vivant, clairement identifiée.

La force vitale - la grande inconnue de la médecine moderne

Peu après la naissance de Raimund S., apparurent chez ce bébé des selles malodorantes de couleur claire et des infiltrations d’eau (oedèmes). Un examen médical montra un taux d’albumine dans le sang nettement insuffisant (2,6; normalement 5,6 à 7,4 g/dl).[7] Après admission à l’hôpital, un prélèvement du tissu de l’intestin grêle révèla une "lymphangectasie intestinale", une anomalie congénitale du système lymphatique des intestins.[8] De ce fait, l’enfant évacuait 50 fois le taux normal d’albumine dans les intestins.[9] Grâce à des perfusions d’albumine et à un régime spécial, qu’il allait devoir suivre toute sa vie, il fut possible d’éliminer les symptômes.

Un jour, la mère parla à une connaissance de la grave maladie de son fils. Cette dame éprouva de la sympathie, et, à l’insu de la mère et de son fils, elle se mit en réception de la force curative pour cet enfant, selon l’enseignement de Bruno Groening. Il est impressionnant de suivre le déroulement de cette guérison au vu des résultats des examens de laboratoire régulièrement effectués à la clinique universitaire de G. jusqu’en 1987.[10] Une période d’observation de 11 ans s’est écoulée depuis. Le jeune garçon est toujours en bonne santé et n’a plus besoin d’aucun régime.

A la suite d’une hémorragie cérébrale en 1976, Mme K. (64 ans) eut une hémiplégie du côté gauche. Tous les efforts thérapeutiques furent impuissants à provoquer une amélioration notable.[11] Equipée d’une attelle et d’une béquille, gravement handicapée, cette personne était pratiquement clouée dans sa maison. Devenue de plus en plus dépressive à cause de sa situation sans issue, elle finit par nourrir des idées suicidaires concrètes en 1989. Ce cas et la guérison qui intervint par la suite montre à l’évidence la signification que peut prendre un communiqué de presse objectif: au jour fixé pour son suicide, en octobre 1989, Mme K. vit son attention attirée par une publication sur la guérison par voie spirituelle, selon l’enseignement de Bruno Groening. Ce n’est que grâce à cet article qu’elle renonça à son projet; elle chercha à entrer en contact avec le Cercle des Amis. Quelque temps plus tard, une personne de son quartier qui avait obtenu une guérison, lui expliqua comment elle avait retrouvé la santé en se mettant en réception de la force curative selon l’enseignement de Bruno Groening. A partir de ce moment, Mme K. se mit également en réception de la même force. Il n’y eut aucun traitement d’aucune sorte, aucune prise de médicaments spéciaux; elle ne fit que s’ouvrir intérieurement à cette force, chez elle. A peine deux semaines plus tard, elle pouvait ranger béquilles et attelles, elle n’avait plus besoin de ces accessoires. Deux neurologues indépendants purent confirmer dans un rapport d’expertise la disparition de l’hémiplégie.[12][13]

En 1986, Monsieur S. (41 ans) fut affecté à des travaux de déblayage de matériaux pollués par la radioactivité, auprès du réacteur de Tchernobyl. Quelque temps plus tard se manifestèrent chez lui de graves dommages dus à l’irradiation. Des douleurs apparurent dans les bras et dans les jambes, allant de pair avec une diminution rapide des forces physiques, si bien qu’il n’était même plus en mesure d’effectuer de légers travaux. Parallèlement, ses capacités de concentration et de mémorisation diminuaient de plus en plus, jusqu’à la perte quasi totale de la mémoire à court terme.

Bientôt il ne pouvait plus guère se souvenir de noms propres, de noms de rues etc. Il ne pouvait plus se rappeler les événements récents. La lecture devint très difficile: il lui fallait jusqu’à deux semaines pour comprendre à peu près le sens d’un texte d’une seule page. Puis se produisirent des pertes de conscience à intervalles réguliers. Malgré l’application de différents traitements médicaux et la consultation de guérisseurs (dont Kaspirowski), aucune amélioration ne put être obtenue. Dans un rapport médical daté de 1992, on lit: "dystonie végétative et vasculaire. Lésion organique du cerveau avec troubles asthéniques et défaillance de mémoire. Gastro-duodénite chronique. Affection consécutive aux travaux de déblayage de débris radioactifs après l’accident du réacteur de Tchernobyl." [14]

En 1993, il était alité et quinze de ses collègues de l’époque étaient déjà décédés. En novembre, il entendit parler de l’enseignement de Bruno Groening. Après avoir déjà assisté à la guérison de son épouse, il se mit également en réception du courant guérisseur. A partir d’avril 1994, son état commença à s’améliorer et depuis le milieu de l’année 1994, tous ses troubles ont disparu. Jusqu’à ce jour, il ne s’est plus produit de pertes de conscience, les capacités de concentration et la mémoire sont revenues. Il est délivré de ces pénibles états de fatigue et de faiblesse et il peut à nouveau exercer son métier.

Lorsqu’on discute avec des collègues du phénomène de guérison par voie spirituelle, souvent leur première réaction est de tenter d’expliquer le phénomène par nos connaissances en psychologie. La guérison par voie spirituelle serait explicable par l’effet de l’auto-suggestion ou de la suggestion extérieure, et les prétendues guérisons ne se produiraient que dans le cas de maladies psychiques ou à caractère psychogène. Ce raisonnement exclut tout simplement les guérisons de troubles organiques classiques, et l’existence d’une force curative est niée.

Cependant, dès lors que l’on fait état de guérisons dûment certifiées médicalement comme celles citées plus haut, la guérison par voie spirituelle se présente de façon bien différente:

Dans le premier des cas, il s’agissait d’un trouble organique congénital, et par ailleurs ni la mère ni l’enfant ne savaient rien de l’initiative spirituelle prise par la tierce personne. Là, il est bien certain qu’aucune influence de nature suggestive n’a pu avoir lieu. Malgré cela une guérison est intervenue, qui a pu être attestée et qui perdure jusqu’à ce jour, depuis maintenant onze ans. Pour trouver une explication à ce processus, qui n’est pas une exception, on est bien forcé d’admettre qu’il existe une force curative qui peut être transmise d’une personne à une autre, par-délà même toute distance dans l’espace.

Dans le deuxième cas, on était en présence de dommages causés au cerveau par une hémorragie cérébrale. Il est connu que les cellules nerveuses ne se renouvellent pas et de ce fait, ces lésions étaient irréparables. Il est donc d’autant plus étonnant que la rémission d’une paralysie vieille de 13 ans décrite plus haut est survenue dans un intervalle de dix jours! Et dans ce cadre, la guérison de graves lésions dues à la radioactivité, après un contact avec la zone irradiée près du réacteur de Tchernobyl, apparaît comme particulièrement impressionnante.

Les connaissances actuelles de la médecine ne permettent pas d’élucider ces processus. Nous sommes contraints de supposer que l’homme est plus que ce corps visible de nature macroscopique et microscopique. Il faut admettre qu’il existe dans l’être humain des niveaux de conscience supérieurs, sur lesquels une force dont l’existence n’a pas été reconnue jusqu’à ce jour est en mesure d’agir.

Dans l’ancienne médecine chinoise, les médecins parlaient déjà d’une "force vitale" (Chi), qui approvisionne le corps humain. Cette force vitale ou énergie vitale circule dans le corps par des circuits spéciaux, les méridiens, vers les différents organes. D’après les médecins chinois, la maladie fait son apparition lorsque le flux de cette force est perturbé. Cette idée d’une force vitale se retrouve également dans la philosophie de l’Inde. Les sages de l’Inde savaient qu’il existe une lumière originelle (le prâna) que l’homme peut recevoir en lui. C’est dans cette lumière qu’ils reconnaissaient la force vitale de l’être humain. Le grand médecin Paracelse, qui vivait au début de la Renaissance, défendait le point de vue selon lequel cette force vitale était un principe d’ordre, spirituel et invisible, dont l’action constructive et pleine de sens est à mettre sur le compte d’une source originelle intelligente (Dieu).

Bruno Groening rappela dans un de ses discours combien est erronée l’imagination de beaucoup de gens qui pensent pouvoir entretenir leur corps par la seule nourriture et la boisson. Il cita l’exemple d’un homme paralysé qui peut bien manger de bon appétit et boire suffisamment, mais qui malgré une nourriture abondante ne parvient pas à faire se mouvoir ses membres engourdis:

"C’est donc bien ici la preuve - personnellement, j’en suis conscient depuis toujours, mais c’est pour vous - que ce ne sont pas le manger et le boire qui lui mettent la force dans les jambes, qui leur insufflent la vie; c’est autre chose qu’il faut ici, ce sont des énergies qu’il faut ici. [...] C’est la vie qu’il faut faire couler là-dedans! Et c’est ce contre quoi l’homme se barricade!" [15]

Les principes fondamentaux dans l’action de la force curative

"Je ne suis rien, le Seigneur Dieu est Tout."

"Le plus grand médecin de tous les hommes est et reste notre Seigneur Dieu."

"Fais confiance et crois; elle aide, elle guérit, la force Divine." [16]

Ces trois citations de Bruno Groening contiennent l’essence même des guérisons spirituelles. Dieu est la vie même. Il envoie sa force qui a donné la vie à toute chose et qui l’entretient. L’être humain doit apprendre à la recevoir de façon consciente. L’homme est plus qu’un simple corps matériel, il est esprit. Il a une âme et vit cette existence dans un corps terrestre avec mission de le garder en bonne santé. Pour mener une vie en bonne santé, il n’a pas seulement besoin de la nourriture terrestre, mais aussi de la force spirituelle. Cette force déjà évoquée, Bruno Groening la nommait "Force Divine" ou encore "courant guérisseur".

C’est elle qui aide et guérit, et jamais l’être humain lui-même. L’homme ne peut être qu’un intermédiaire. Ainsi Bruno Groening ne se considérait pas comme un guérisseur mais comme un transmetteur. C’est pourquoi il a limité son activité de façon précise et s’est démarqué des guérisseurs habituels. Il s’opposait à ce que l’on se méprenne sur son activité par rapport aux maladies et interdisait à ceux qui cherchaient de l’aide, de lui parler de leurs souffrances. Il voulait principalement informer ceux qui l’écoutaient et les aider à retrouver la liaison avec la force divine afin qu’ils puissent par eux-mêmes faire l’expérience de la guérison grâce à cette aide qui vient d’en haut. Aussi, il refusait tout remerciement personnel pour lui-même.

"Ne me remerciez pas, moi, mais plutôt le Seigneur Dieu, c’est Lui qui l’a fait!" [17]

Jamais il n’a fait de promesses de guérison. Jamais il n’a interdit de consulter le médecin, au contraire, il demandait d’avoir confiance en celui-ci; il conseillait toujours de faire les examens médicaux de contrôle. Il refusait catégoriquement toute rétribution. Les guérisons sont des cadeaux de Dieu, que l’être humain ne peut jamais exiger et encore moins payer.

"Ne rien exiger mais obtenir." [18]

C’est là que se révèle un autre principe fondamental de la guérison par voie spirituelle. Une prière humble et une disposition d’esprit confiante créent les conditions préalables pour l’accomplissement de la guérison. Toute exigence rompt le lien invisible avec la force divine.

Une mère de cinq enfants, âgée de 35 ans, souffrait d’un rhumatisme que le spécialiste de médecine interne, après examens, a qualifié de "cas clinique difficile". [19] Douleurs articulaires avec gonflement des articulations, nodosités, début de déformation des articulations des doigts conduisirent malgré la thérapie anti-rhumatismale vers une affection toujours plus importante. La belle-mère et le mari durent assumer de plus en plus de travaux ménagers. Après avoir fait connaissance avec l’enseignement de Bruno Groening et par une régulière réception du courant guérisseur, il est apparu au début une intensification des souffrances au niveau des articulations enflammées et gonflées. Cette aggravation temporaire régressa ensuite et depuis, les maux ont disparu. Il est impressionnant de constater que la guérison sans récidive n’était pas seulement visible à l’œil nu mais était aussi confirmée par les analyses du laboratoire, ce qui médicalement est d’un intérêt certain. (CRP, rhumato-facteur, BSG) [20]

Ferdinand D. souffrait depuis l’âge de 16 ans de continuelles douleurs d’estomac, dues à une gastrite, associée à des ulcères récidivants de l’estomac et du duodénum. [21] Il s’agissait là d’un problème héréditaire car son père, deux frères et son oncle notamment souffraient de la même affection. L’un en est décédé et l’autre a subi une ablation des 2/3 de l’estomac. Deux autres ont eu une perforation de l’estomac. Après 28 années de douleurs chroniques, il a fait la connaissance, en 1988, du Cercle des Amis de Bruno Groening. Lors de la réception du courant guérisseur, il observa à son grand étonnement un changement des douleurs. Elles continuaient, mais beaucoup plus fortes et apparurent ensuite par intermittence, alors qu’avant elles étaient là en permanence. Quelque temps plus tard, il se réveillait le matin avec de très fortes douleurs. Après un certain temps, il remarqua un intense picotement, une sensation agréable parcourant tout son corps. C’était comme s’il avait été sous une douche. Après cela, toutes les douleurs avaient disparu, et jusqu’à aujourd’ hui, c’est-à-dire huit ans plus tard, le mal n’est pas revenu.

Ceux qui ont été guéris me racontent souvent que presque toujours après la réception de la force curative, une aggravation ou un changement des symptômes entre en action. Les douleurs semblent souvent plus intenses. Des réactions importantes, comme vomissements, coliques, fièvre etc., peuvent se manifester pendant un temps plus ou moins long avant la guérison. Bruno Groening nommait ces réactions engendrées par la Force "les régulations". On peut aussi y voir les signes extérieurs d’un processus de réorganisation ou de régénération des parties malades du corps ou de l’âme. Groening:

"Les douleurs de régulations sont nécessaires. Souvent quelques personnes croient lors des douleurs de régulations qu’il s’agit d’une rechute. […] Certains ont exploité cela pour dire ‘au lieu de guérir, il rend les gens malades.’[…] C’est pourquoi je vous rends attentifs afin que vous supportiez les douleurs de régulations lorsqu’elles arrivent. Ce n’est pas une aggravation, mais par ce moyen les gens recouvrent la santé." [22]

L’apparition de ces réactions est un bon signe mais la plupart des gens sont habitués à réprimer de telles réactions du corps. Les personnes confiantes répondent favorablement à la force curative et le processus d’épuration commence dans leur corps. Pourtant l’apparition des régulations n’est pas indispensable. Beaucoup de guérisons surviennent sans effets extérieurs apparents de régulation ou sans que se produisent de grands changements par rapport aux symptômes préalables. Des guérisseurs rapportent de semblables phénomènes, indépendamment de l’enseignement de Bruno Groening; l’homéopathie connaît aussi cette phase d’aggravation passagère précédant souvent la guérison.

Du point de vue médical, ce phénomène de régulation est particulièrement intéressant. C’est précisément là que se révèle un principe fondamental dans l’action de la force curative qui justifie une étude approfondie du phénomène. Il se trouve que les réactions consécutives à la réception du courant guérisseur apparaissent avec une étonnante précision au niveau des organes qui justement étaient endommagés. Anna K., dont le témoignage de sa guérison d’une hémiplégie gauche après hémorragie cérébrale a été évoqué plus haut, m’a rapporté après sa guérison qu’elle avait ressenti, suite à la réception du courant guérisseur, des douleurs du côté droit de la tête, puis peu de temps après, la guérison eut lieu. Elle n’avait pas de connaissances médicales et ne savait pas que les nerfs des commandes motrices se croisent dans l’arrière de la tête. Ainsi la cause d’une paralysie du côté gauche est à rechercher dans l’hémisphère droit du cerveau. Grete Häusler (voir plus haut) me racontait la soudaine apparition d’un intense mal de tête, de douleurs au niveau du foi et du pancréas. Anatomiquement, les réactions correspondaient aussi exactement avec l’affection dont souffrait la personne (sinusite chronique, foie endommagé après hépatite, hypoglycémies récidivantes).

Il en est de même à propos de la guérison de M. S. en Russie. Il se souvenait que lors de la réception du courant guérisseur, il avait ressenti une forte pression dans la tête. Après la guérison, ces réactions n’apparaissaient plus lors de la réception de la force. De même dans les cas de guérison d’une polyarthrite chronique (rhumatisme) et d’ulcères chroniques de l’estomac et du duodénum évoqués plus haut, les régulations ont été très nettement observées.

Ce n’est pas ici le lieu pour traiter de façon exhaustive de ces relations complexes, mais selon moi une loi supérieure est ici mise en évidence, dont il serait judicieux de tenir compte en médecine, pour épargner à beaucoup de personnes des souffrances inutiles ou même une mort précoce.

En résumé, disons ceci :

Au vu des faits exposés ci-dessus, il me semble peu raisonnable de nier l’existence d’une puissance supérieure. Cette force est apparemment en mesure de déclencher dans le corps des processus de régénération et de guérison inconcevables auparavant. Pour ceux qui savent la capter et qui connaissent les principes de son action, elle peut les aider merveilleusement à retrouver la santé. Il est même possible à une personne de la diriger , par une prière confiante, vers son prochain, voire des animaux ou des plantes. Son action sur l’homme, sur l’animal et sur le végétal peut être mise en évidence par des méthodes de détection objectives. Son origine reste cependant inexplorable pour la recherche scientifique et ne peut être identifiée que par les sentiments du cœur.

Notes

  1. Extrait des archives de Bruno Groening, Hennef/Sieg (=BG-A)
  2. Liste établie par des médecins d’après les allocutions de Bruno Groening au Traberhof à Rosenheim, août/septembre 1949, BG-A
  3. Résultat d’examen du Dr. B., Chef de l’hôpital de H., 24.02.1986. Archives du Groupe médico-scientifique spécialisé (A-MWF)
  4. Extrait d’un entretien entre l’auteur et M. Hans R. de W.
  5. voir 3
  6. voir 3
  7. Examen de contrôle médical, rapport établi par le Dr. T. de W. 05.12.1988, A-MWF
  8. Examen de laboratoire, ärztliche Apparatgemeinschaft de G., le 05.03.1984, A-MWF
  9. Biopsie du 27.03.1984, examen du Prof. Dr. S. de l’Institut Pathologique Universitaire de G.; résultat d’examen, cité dans le rapport de contrôle final en fin de séjour à l’hôpital pour enfants de K. du 12.03 au 05.04.1984
  10. Résultat d’examens médicaux après contrôles, en Janvier 1987 A-MWF
  11. Bulletin de sortie de la clinique des maladies nerveuses de l’université de E. du 13.10.1976, A-MWF
  12. Résultats des examens médicaux spécialisés du Dr. K. de W. le 23.01.1991, A-MWF
  13. Résultats des examens médicaux spécialisés du Dr. G. de W. le 01.06.1992, A-MWF
  14. Expertise médicale du Prof. Dr. S. de P., le 19.03.1992, A-MWF
  15. Busse (éditeur), Bruno Groening - Maximes
  16. voir 15
  17. Busse (éditeur), Die Lehre Bruno Groenings (L’enseignement de Bruno Groening), p. 176
  18. voir 17, p. 188
  19. Résultat d’examen médical du Dr. H. de H. le 13.04.1992, A-MWF
  20. Rapport d’examen de laboratoire du Dr. H. de H. 14.04.1992, A-MWF
  21. Extrait d’un entretien de l’auteur avec Ferdinand D.
  22. voir 17, p.158